Samedi 2 juillet 2005
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Un jeune au bout de la rue
A son cou un carton pendu
Quelques mots écrits à l'encre noire
Et sa faim le clouant sur le trottoir
Autour de lui des yeux toujours baissés
Cachant mal une complaisante pitié
Ultime signe de l'existence sociale
Que l'on accorde à ces vies marginales
Mais qui peut prétendre ignorer
Que ce maudit sentiment de pitié
Se nourrit avant tout du mépris
Qui exclut tant d'hommes de la vie
Les famines déciment des populations
Devant nos yeux rivés sur la télévision
Provoquant un malaise éphémère
Vite chassé par notre ordinaire
Dans le riche monde occidental
La pitié n'autorise qu'une action minimale
Pour donner bonne conscience aux citoyens
Sans risquer de dilapider leurs biens
Mais qui peut prétendre ignorer
Que ce maudit sentiment de pitié
Se nourrit avant tout du mépris
Qui éloigne certains de nos vies
Alors Messieurs les Académiciens
De ce mot ne gardez que le dédain
Afin qu'il ne serve plus d'alibi
Aux pauvres âmes de nos démocraties
Car qui peut prétendre ignorer
Que ce maudit sentiment de pitié
Ignore le respect dû à toute vie
Et exclut tant d'hommes de la vie
Joëlle
Sinon, pourqoi tu dis "Messieurs" les Académiciens? Parce que je pense pas que les gens de la Star Académy il soient responsbles des jeuines dans les rues, donc je trouve que c'est un peu injuste!!!!