Samedi 2 juillet 2005
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J'ai écrit ce texte après avoir vu un reportage sur Vincent et sa mère, Marie Humbert
TEL UN PAPILLON
Je suis enfermé dans un corps
Qui ne peut plus s'exprimer
Un accident l'ayant condamné
A ce misérable sort
La douleur est souveraine
Et ne me laisse aucun répit
Ma vie n'est plus que survie
Seule l'obscurité règne
Mon seul réconfort est la voix d'une mère
Qui est à mes côtés chaque jour
Le cœur débordant d'amour
Si courageuse face à l'enfer
J'imagine son doux visage
Par l'inquiétude devenu blême
Comment lui dire que je l'aime
Que ma mémoire s'attache à son image
Ecoutez ma supplication
Pour qu'enfin tel un papillon
Je vole vers un nouvel horizon
Libéré de ce corps-prison
Laissez-moi devenir papillon
Avec ma main blottie dans la sienne
Un nouveau langage est apparu
Ouvrant une brèche dans ce monde perdu
D'où s'est échappée toute ma peine
Je veux maintenant en finir
Ne plus être un emmuré vivant
Mais quel dilemme cependant
De devoir encore la faire souffrir
Je comprends petite mère
Ton combat ta lutte acharnée
Pour ce fils tant aimé
Mais renonce à tes chimères
Les belles années se conjuguent au passé
Regarde-moi je ne suis qu'une ombre
Mon âme s'éteint dans la pénombre
Il faut me rendre la liberté
Ecoutez ma supplication
Pour qu'enfin tel un papillon
Je vole vers un nouvel horizon
Libéré de ce corps-prison
Laissez-moi devenir papillon
Pas de méprise ne la jugez pas
Ce fut son dernier geste d'amour
Par la grâce d'un nouveau jour
Petite mère m'a offert le droit
De m'envoler tel un papillon
Joëlle
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