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Dimanche 3 juillet 2005 7 03 /07 /2005 00:00
 
 
 
CONDAMNATION SANS APPEL
 
 
Elles se saluaient de leurs jardins
L'une et l'autre rivées contre l'oubli
Vivotant dans un immuable quotidien
Bien loin des pensées de leurs familles
 
Puis vint ce noir été où l'astre de lumière
Se fit aussi ardent que le feu de Vulcain
L'ombre alors déserta les terres
Pour envahir le cœur des humains
 
La haute société s'était fait la belle
De nos aïeuls scellant ainsi le destin
Dès lors la condamnation fut sans appel
Seule l'indifférence accompagnera leur fin
 
En face le jardin est abandonné
Le cœur de la vieille dame s'est éteint
Sous la terrible chaleur son corps a cédé
Loin des préoccupations des voisins
 
Ce drame s'est révélé sans importance
Pour la famille restée juste un matin
L'autre dame chagrinée par son absence
A essayé de joindre ses proches en vain
 
La haute société ne savait que faire d'elles
Pour la vieillesse point de moyens
Alors la condamnation fut sans appel
Laissons la fatalité en prendre soin
 
Le temps s'est figé elle vit avec la peur
De disparaître dans l'ignorance des siens
Rendons à la vieillesse toute sa valeur
Ou cette peur sera la nôtre demain
 
  
Joëlle
Par Joëlle Henry - Publié dans : Poésie
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Samedi 2 juillet 2005 6 02 /07 /2005 00:00
 
 
Texte inspiré par le livre de Daniel PICOULY : « La treizième mort du chevalier »
 
 
ULTIME DEFI
  
 
D’elle je n’ai que le prénom
Et le trouble d’un parfum
Prémices d’une passion
Pour un jeune ange mutin
 
Nombre d’années nous séparent
Je redoute la jeunesse
D’autres hommes ayant l’espoir
De ses faveurs et caresses
  
Comme un ultime défi
Cet impossible amour
A enflammé ma vie
S’emparant de mes jours
Ensorcelant mes nuits
  
J’ignore encore son visage
Pourtant je l’aime déjà
Malgré les semonces de l’âge
Mon cœur tremble d’émoi
 
Je la sais à mon égard
Attirée mais indécise
Vais-je lire dans son regard
L’aveu d’une femme éprise
 
 Comme un ultime défi
Cet impossible amour
A enflammé ma vie
S’emparant de mes jours
Ensorcelant mes nuits
 
Comme un ultime défi
La belle s’est déclarée
Mon cœur a défailli
Le temps s’est arrêté
 
 
Joëlle
 
Par JoëlleHenry - Publié dans : Poésie
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Samedi 2 juillet 2005 6 02 /07 /2005 00:00
 
PAS DE PITIE
 
 
Un jeune au bout de la rue
A son cou un carton pendu
Quelques mots écrits à l'encre noire
Et sa faim le clouant sur le trottoir
 
Autour de lui des yeux toujours baissés
Cachant mal une complaisante pitié
Ultime signe de l'existence sociale
Que l'on accorde à ces vies marginales
 
Mais qui peut prétendre ignorer
Que ce maudit sentiment de pitié
Se nourrit avant tout du mépris
Qui exclut tant d'hommes de la vie
 
Les famines déciment des populations
Devant nos yeux rivés sur la télévision
Provoquant un malaise éphémère
Vite chassé par notre ordinaire
 
Dans le riche monde occidental
La pitié n'autorise qu'une action minimale
Pour donner bonne conscience aux citoyens
Sans risquer de dilapider leurs biens
 
Mais qui peut prétendre ignorer
Que ce maudit sentiment de pitié
Se nourrit avant tout du mépris
Qui éloigne certains de nos vies
 
Alors Messieurs les Académiciens
De ce mot ne gardez que le dédain
Afin qu'il ne serve plus d'alibi
Aux pauvres âmes de nos démocraties
 
Car qui peut prétendre ignorer
Que ce maudit sentiment de pitié
Ignore le respect dû à toute vie
Et exclut tant d'hommes de la vie
 
  
Joëlle
Par JoëlleHenry - Publié dans : Poésie
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Samedi 2 juillet 2005 6 02 /07 /2005 00:00
 
 
 
J'ai écrit ce texte après avoir vu un reportage sur Vincent et sa mère, Marie Humbert
 
TEL UN PAPILLON
 
 
Je suis enfermé dans un corps
Qui ne peut plus s'exprimer
Un accident l'ayant condamné
A ce misérable sort
La douleur est souveraine
Et ne me laisse aucun répit
Ma vie n'est plus que survie
Seule l'obscurité règne
 
Mon seul réconfort est la voix d'une mère
Qui est à mes côtés chaque jour
Le cœur débordant d'amour
Si courageuse face à l'enfer
J'imagine son doux visage
Par l'inquiétude devenu blême
Comment lui dire que je l'aime
Que ma mémoire s'attache à son image
 
Ecoutez ma supplication
Pour qu'enfin tel un papillon
Je vole vers un nouvel horizon
Libéré de ce corps-prison
Laissez-moi devenir papillon
 
Avec ma main blottie dans la sienne
Un nouveau langage est apparu
Ouvrant une brèche dans ce monde perdu
D'où s'est échappée toute ma peine
Je veux maintenant en finir
Ne plus être un emmuré vivant
Mais quel dilemme cependant
De devoir encore la faire souffrir
 
Je comprends petite mère
Ton combat ta lutte acharnée
Pour ce fils tant aimé
Mais renonce à tes chimères
Les belles années se conjuguent au passé
Regarde-moi je ne suis qu'une ombre
Mon âme s'éteint dans la pénombre
Il faut me rendre la liberté
 
Ecoutez ma supplication
Pour qu'enfin tel un papillon
Je vole vers un nouvel horizon
Libéré de ce corps-prison
Laissez-moi devenir papillon
 
Pas de méprise ne la jugez pas
Ce fut son dernier geste d'amour
Par la grâce d'un nouveau jour
Petite mère m'a offert le droit
De m'envoler tel un papillon
 
 
Joëlle
 
Par JoëlleHenry - Publié dans : Poésie
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Samedi 2 juillet 2005 6 02 /07 /2005 00:00
 
 
L'ABSENCE
 
 
Toujours cette voix ce visage
L'absence tel un tatouage
S'attache à ma peau
Et sème le chaos
 
Je ne suis qu'un funambule
Qui broie du noir et bascule
La vie ne tient qu'à un fil
Que l'amour rend si fragile
 
Même si l'absence ruine mon cœur
Quitter l'habit de douleur
Ranimer la flamme et l'ardeur
 
Par les chemins d'errance
Je fuis la souffrance
Plus d'âmes à l'unisson
Ne reste que l'abandon
 
Pour refermer les blessures
D'un rêve qui se fissure
Balayer les lambeaux du passé
Vécu avec l'être aimé
 
Même si l'absence ruine mon cœur
Quitter l'habit de douleur
Ranimer la flamme et l'ardeur
 
Vient le temps de l'oubli
Des larmes et des cris
Comme une seconde naissance
Apprivoiser enfin l'absence
  
 
Joëlle
 
Par JoëlleHenry - Publié dans : Poésie
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